Assez !

07 novembre 2005

Fusillons les fumeurs !

Ceci est une réaction à un post paru sur Esprit du vinaigre et nommé "Vous reprendrez bien un peu de fumée". N'arrivant pas à envoyer un commentaire sur le blog, passons-en par ici, hein...

Non, vous avez pas compris. Faut pas interdire la cigarette dans les restos ou autres lieux publics, faut pas en interdire la vente. Faut tout simplement coller les fumeurs contre un mur et flinguer direct. Ca laisse pas de trace…

Mais si on commence à faire la même chose pour tous les imbéciles intolérants (et hystériques du politiquement bien pensant), on résoudra vite le problème de la faim dans le monde…

Je pensais arrêter de fumer, mais des réactions comme celles que je peux lire ici me feraient plutôt persister, juste histoire de pas être dans la même étable que tous les autres moutons…. Béééééérk. Et de faire chier les grenouilles de bénitier hypocrites.

Oui, la clope, ça accroche (= rend dépendant, pour ceux qui sauraient pas), oui c'est pas très bon pour la santé. Mais PERSONNE ne nous oblige à fumer : si je fume, c'est moi et moi seul qui en suis responsable (même si ça peut sembler contradictoire par rapport à mon précédent argument).

Et interdire ! Quelle idée idiote. D'abord, rappelez-vous de la somptueuse efficacité de la Prohibition aux US. Et la coke ou l'héro sont pas en vente libre mais font des dégâts bien plus effrayants que la clope. Mais, surtout, revenons au précédent point : c'est pas parce que quelque chose est en vente libre que vous êtes obligé de l'acheter et de le consommer. Soyez (soyons) responsables de v(n)os actes, bordel !

Par ailleurs, vivre en bonne intelligence, c'est essayer de faire en sorte de ne pas gêner les autres tout en pouvant soi-même en profiter. Ce qui implique effectivement de ne pas fumer dans certains lieux comme un train ou un resto taille placard à balais. Mais, dans un endroit où il est possible de séparer les espaces fumeurs et non-fumeurs, la question ne devrait même pas se poser. Suffit simplement d'éviter ces dispositions débiles qui obligent les non fumeurs à passer par la salle fumeur pour aller à celle qui leur est dévolue. On inverse et tout le monde est content.

Mais la clope n'est pas la seule concernée par la vie en communauté. Le mec ou la nana qui se sont mis deux litres de "sent-bon" sur la fiole ou qui sont pas lavés depuis 10 jours, je trouve ça insupportable. De même que celui qui hurle (dans son portable ou dans l'oreille de son voisin) sans chercher à savoir s'il dérange. Mais est-ce qu'il faut légiférer pour autant ? Interdire le parfum, coller des PV à ceux qui se lavent pas, obliger les gens à se taire au resto, non, c'est pas une vie. On va quand même pas obliger les gens à rester chez eux collés devant la "nouvelle star'ac bachlor". Et de toutes manières, légiférer à tour de bras, ça serait encore une bonne façon de déresponsabiliser les gens. Vous n'en avez pas marre qu'on vous dise toujours ce que vous devez faire ? Moi, si.

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24 septembre 2005

Syndrome politicien

Démagogie, vision par le petit bout de la lorgnette, poudre aux yeux destinée à dissimuler les vrais problèmes…

Ces qualificatifs, on pourrait les employer pour évoquer de nombreux discours politiques sur de multiples sujets. Discours qui n'hésitent pas à utiliser, parfois, une mauvaise foi et un radicalisme fanatique proprement atterrants. Et qui ne proviennent pas tous du "côté" politique auquel on penserait le plus facilement.

Preuve en est cette réponse ahurissante faite par Yves Contassot, l'adjoint au maire de Paris chargé de l'environnement, à la question "La Formule 1 doit-elle rouler à l'éthanol ?" posée par l'Equipe Magazine. Pour lui, "il devrait y avoir une suspension de ce genre de compétitions qui ne respectent pas le Protocole de Kyoto" car, "entre les essais, les spectateurs (NDR : que viennent-ils faire là dedans, on ne sait…) et la course, ce doit être l'équivalent d'une ville de plusieurs dizaines de milliers d'habitants".

Une course de F1, c'est 20 monoplaces qui consomment allégrement 80 litres aux cent km, c'est vrai. A raison de 500 kilomètres par Grand Prix (essais compris) et par voiture et de 17 GP par an, on arrive à une consommation totale sur l'année de 136 000 litres d'essence pour l'ensemble du plateau.

Prenons une ville de 20 000 habitants (pour la similitude établie par Mr Contassot), avec 7 000 voitures (1 pour 3 habitants, à la louche) roulant 10 000 kms par an (c'est en dessous de la moyenne nationale) et consommant 8 l/100 kms. On arrive au total de 5 600 000 litres consommés, soit 41 (et quelques) fois plus ! Et encore n'avons-nous pas tenu compte des bouchons et autres embouteillages qui augmentent considérablement consommation d'essence et dégagements polluants.

Nous avons donc là une contre-vérité absolue (sans même se pencher sur les âneries liées au protocole de Kyoto) et parfaitement démagogique qui n'a pour seul mérite que d'illuster une nouvelle fois l'hystérie anti-voitures des prétendus écologistes Verts et principalement de leurs représentants à la mairie de Paris.

De la poudre aux yeux aussi : pendant qu'il débite ces sornettes, Mr Contassot peut ne pas évoquer la considérable augmentation des embouteillages parisiens liés à la création de ces démesurés couloirs de bus et aux travaux du tramway, et passer sous silence la pollution croissante de Paris. Certes, les transports en commun doivent être développés, mais faut-il pour autant que la voiture, seul moyen de transport de nombreux banlieusards vers Paris ou de banlieue à banlieue, soit ainsi traitée ?

Qu'attends-t-on pour mettre en œuvre une véritable politique d'équipement en moyens de transports en commun de banlieue à banlieue ou de banlieue vers Paris ? Pourquoi ne pas mettre en place de grands parkings à très bas prix aux portes de Paris, près des transports en commun ? Cette solution marche très bien dans de nombreuses villes, elle n'est pas utilisée à Paris (ou à des tarifs prohibitifs). Pourquoi ?

Par ailleurs, plutôt que de s'exciter ridiculement sur des activités somme toute parfaitement secondaires comme le sport automobile (en termes de pollution), pourquoi ne pas faire plus pour pousser au développement d'énergies de substitution au pétrole réellement valables ?

La politique ne devrait pas être uniquement un art de dénigrer, d'interdire. Mais aussi une force de proposition, un initiateur de mouvement. Les comportements du type de celui de Mr Contassot ne semblent pas aller dans cette direction…

Posté par Babaluma à 15:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 septembre 2005

Et un blog, un !

Quel événement ! Un nouveau blog qui s'ouvre !

Réponse unanime du public : mais on s'en fout !

Normal, logique et raisonnable. Même si l'accroche de ce "petit chose" peut titiller la curiosité de certains, il est clair qu'un blog de plus ne changera pas la face du monde.

Il n'empêche. Ce n'est pas parce que cette contribution ne peut être que modeste qu'elle n'en a pas son utilité.

Ici, il va être question d'un peu de tout ce qui se passe de par le monde et qui doit - ou devrait ? - nous amener à réflechir un peu plus. Sans exhaustivité, bien entendu, on ne vide pas un océan avec un dé à coudre...

L'objectif, c'est de raconter, de dénoncer le cas échéant, mais aussi, si possible, de suggérer, de proposer, d'imaginer. Ne pas se limiter au "c'est nul" mais en arriver au "si on faisait ça à la place de ce truc nul".

Pas gagné, hein ? Mais bon, si on se bouge pas les fesses, on peut pas se plaindre que les choses aillent mal dans ce bas monde...

Posté par Babaluma à 16:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]